mardi 10 avril 2018

COMMUNIQUE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

Voici le communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme au sujet des propos tenus par M. Macron, Président de la République, lors de son discours du 9 avril à la Conférence des Évêques de France.
Je souscris totalement à ce communiqué.
Jean-Claude VITRAN


Le Président de la République a été reçu le 9 avril 2018 par la Conférence des Evêques de France.

Aucun Président, avant lui, n'avait répondu favorablement à cette invitation.

Les paroles prononcées, à cette occasion, par Emmanuel Macron, à l'attention des catholiques sont particulièrement inquiétantes : « Le lien entre l'Église et l'État s'est abîmé, et qu'il nous importe à vous comme à moi de le réparer (...) Un Président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir. »

Ces propos constituent une grave violation de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'État dont le Président de la République doit être le garant.

La suite de son discours est encore plus préoccupante car Emmanuel Macron semble convaincu que l'Histoire de notre pays se résume à l'histoire de l'Eglise catholique : « Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifié la valeur réelle des hommes et des femmes. Il n'est pas besoin de remonter aux bâtisseurs de cathédrales et à Jeanne d'Arc: l'histoire récente nous offre mille exemples, depuis l'Union Sacrée de 1914 jusqu'aux résistants de 40, des Justes aux refondateurs de la République, des Pères de l'Europe aux inventeurs du syndicalisme moderne .... »

Ces assertions nous paraissent spécieuses.

Nos Républiques successives ont été édifiées autour du concept de séparation des Eglises, de toutes les Eglises et de l'Etat : la LAICITE.

L'article premier de la Constitution du 4 octobre 1958, dispose que La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

La Ligue des Droits de l'Homme ne laissera pas le premier des « républicains » et son gouvernement remettre en question l'un des concepts fondamentaux de notre démocratie et de notre conception de la République.

Ligue des Droits de l'Homme
Section d'Ermont - Eaubonne - Sannois - Saint-Gratien

lundi 9 avril 2018

Journée Internationale des Roms : Les politiques bradent la devise de la République.


Le 8 avril est la Journée Internationale des Roms. C'est la date choisie par la première minorité de l'Union Européenne pour commémorer le 8 avril 1971 date anniversaire où les Roms choisirent les symboles de leur communauté ainsi que leur drapeau et leur hymne.

Les Roms sont un peuple nomade formé de quatre groupes - les Kalderash, les Curara, les Lovara, les Boyasa – ils sont de la famille des tziganes.

Ils ont été, dès 1930, victimes de la politique raciale des nazis. Entre 250 000 et 500 000 d'entre eux ont été déportés et tués sur les 700 000 qui vivaient en Europe.

Selon les sources, entre 7 et 9 millions de Roms vivent en Europe et par ignorance, par bêtise ou par préjugés, ils sont encore victimes de racisme et de discrimination.

Pourtant, dans notre pays la devise de la République est : Liberté, Egalité, Fraternité.

Peut-on encore parler de fraternité lorsque l'on connait le sort permanent qui est réservé à cette population par les gouvernements successifs.

La situation vécue par les Roms, comme celle des nombreux réfugiés qui frappent aux portes de l'Europe, devrait questionner chacun de nous sur l'indispensable respect des droits de l'homme, dans notre pays, mais aussi dans les pays d'origine de ces populations où elles sont constamment rejetées ou victimes de conflits. 

Un nouvel état d'esprit et une politique sont à construire en la matière ! 


Jean-Claude VITRAN



dimanche 1 avril 2018

Quelle Europe voulons-nous ?


Avant de définir l'Europe que nous voulons, intéressons nous à l'histoire de ce continent.

Avant la Renaissance, le terme « Europe » n'était employé que dans un sens strictement géograhique ; pour définir notre continent on employait le terme « Occident » (par opposition à l'« Orient byzantin »).

Vers 1464, le roi Georges de Bohême qui voulait contenir les guerres intestines qui ravageaient l'Europe, propose dans Universitas la création d'une assemblée commune et itinérante de l'Europe catholique, financée par la création d'impôts et de moyens spécifiques.

Vers 1500 dans son Plaidoyer pour la paix Érasme avançait déjà l'idée d'un grand ensemble européen reposant sur des valeurs de tolérance et de paix.

En 1620, le duc de Sully imagine, dans ses mémoires, « un corps politique de tous les États d'Europe » avec comme objectif la création d'une « paix inaltérable et d'un commerce perpétuel ».

Les penseurs des Lumières évoquent aussi cette idée.

En 1756, le philosophe Jean-Jacques Rousseau rédige les Extraits et jugements sur le projet de paix perpétuelle, dans lequel il veut associer les États dans leurs relations extérieures et créer un pacte protecteur de lois internationalement reconnues auxquelles obéiraient les États signataires du pacte.

La Révolution française avait aussi l'ambition d'étendre les valeurs révolutionnaires à toute l'Europe.

En 1795, dans son Essai sur la paix perpétuelle, Emmanuel Kant préconise une « fédération d'États libres » :

En 1815, après la chute de Napoléon, le Congrès de Vienne consacre la création d'un ordre européen avec le « système des congrès » dans lequel les diplomates du continent se réunissent régulièrement. La Sainte-Alliance est le premier traité postulant une unique nation en Europe, signé par l'ensemble des pays du continent, sauf l'Angleterre et le Vatican.

C'est surtout en réaction aux horreurs de la guerre que l'idée s'imposa avec plus de force, particulièrement après la guerre de 1870, Victor Hugo appelle de ses vœux la construction d'un État paneuropéen, seul garant de la paix sur le continent.

En septembre 1929, lors de l'Assemblée annuelle de la Société des Nations, Aristide Briand propose un Mémorandum sur l'organisation d'un régime d'union fédérale européenne.

Mais, c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale, que les États-Unis appuient la création d'une union économique et assurent la défense militaire de l'Europe de l'Ouest.

En 1946 à Cologne, Robert Schumann rencontre Konrad Adenauer, chancelier allemand, et Alcide De Gasperi, président du conseil italien afin de définir leurs idéaux et de poser les fondements d'une Europe unie.

En 1947, des socialistes de divers partis européens créent le Mouvement pour les États-Unis socialistes d'Europe. La même année, l'écrivain George Orwell se prononce également pour des États-Unis socialistes d'Europe.

En 1948, le Congrès de la Haye, rassemble les différents partisans de l'unification de l'Europe. L'une de ses conséquences fut la création du Conseil de l'Europe, tentative de construction d'un avenir commun aux nations d'Europe.

En mai 1950, Robert Schumann, ministre des Affaires étrangères français, présenta une déclaration, considérée comme l'acte de naissance de l'Union européenne.

Suivant la proposition de Robert Schumann, le 18 avril 1951, la France, la République fédérale d'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg fondent la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) qui entra en vigueur le 23 juillet 1952. Le traité instaure un marché commun du charbon et de l'acier, supprime les droits de douanes et les restrictions quantitatives entravant la libre circulation de ces marchandises et supprime toutes les mesures discriminatoires, aides ou subventions, qui seraient accordées par les États signataires à leur production nationale. La gestion de la production de la Communauté est placée sous le contrôle de la Haute Autorité, présidée initialement par Jean Monnet.

À la Conférence de Messine de juin 1955, les ministres des Affaires étrangères des pays de la CECA s'accordent pour une extension de l'intégration à tout secteur de l'économie.

Le 25 mars 1957, les six pays décident en signant le Traité de Rome d'aller plus loin dans la coopération. Tous les domaines économiques, mais aussi politiques et sociaux sont concernés. Le but est d'aboutir économiquement à un marché commun.

Durant la fin des années soixante De Gaulle bloque les propositions d'intégration européenne, mais, après la démission du Général, Georges Pompidou, bien que gaulliste, affirme clairement que la CEE devait répondre aux demandes britanniques aboutissant à l'élargissement de l'Union européenne.

1973, le Royaume-Uni, le Danemark et l'Irlande entrent dans le marché commun.

1981, c'est de tour de la Grèce.

1986, celui de l'Espagne et du Portugal


1990, à la suite de la réunification allemande, la RDA intègre la CEE.


1993, entrée en vigueur du traité de Maastricht.

1995, adhésion de la Suède, de l'Autriche et de la Finlande.

1997, entrée en vigueur du traité d'Amsterdam.

Janvier 1999, naissance de l'euro adopté par onze pays membres.

2000, entrée en vigueur du traité de Nice.
Mai 2005, les Français rejettent le projet de Constitution Européenne. Il sera, tout de même, voté sous une forme modificative par le Parlement français en 2008.


Décembre 2009, entrée en vigueur du traité de Lisbonne.


Cette longue énumération de dates, de textes et de traités qui commence au 15ème siècle il y a maintenant près de 6 siècles démontre bien que l'idée d'une unification européenne n'est pas nouvelle.

La plupart des intellectuels et des penseurs qui ont réfléchi sur le sujet avaient dans l'esprit d'unifier l'Europe pour mettre fin aux luttes intestines qui ont fréquemment ébranlé le continent.

Après la seconde guerre mondiale, c'est la même préoccupation que les défenseurs d'une Europe unie mettent en avant, mais pas seulement, car tous les textes, toutes les prises de position, toutes les déclarations, en dehors de celles d’Érasme et de Victor Hugo, mettent en avant une union européenne ECONOMIQUE.

Pratiquement, nulle part, sauf en filigrane, nous voyons apparaître le citoyen européen.

Dès 1951, la CECA - Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier - est un instrument industriel et financier. A la conférence de Messine en 1955, on parle MARCHE commun, et même si quelques avancées sociales sont discutées, surtout pour faciliter la libre circulation des capitaux, des marchandises et, accessoirement des personnes - Théorie capitaliste de la concurrence libre et non faussée dans le droit fil du libéralisme – il est peu question du citoyen.

Il nous semble que le problème fondamental que rencontre l’Europe aujourd'hui, est d'avoir oublié que le continent est composé de 738 millions d'habitants (508 millions dans l'Union Européenne – chiffre de 2015) et d'avoir laissé pour compte, en dehors d'une élite auto-proclamée, l'immense majorité des citoyens européens qui d'ailleurs se détournent de cette Europe qui n'est pas la leur. 

Ce désenchantement des citoyens est légitime face à la techno-structure européenne qui ne sait parler que le langage de l'euro ou du dollar et qui ne pense qu'en sens unique affirmant que seulement ses idées sont bonnes et qu'il n'y a pas d'autres alternatives.

Aujourd'hui, il faut regarder les problèmes en face, sinon nous allons au suicide collectif.

il faut remettre à plat cette Europe qui fait l'unanimité contre elle et créer une Europe SOCIALE et bien sûr, économique, dans un esprit de justice et d'équité pour tous. Il est indispensable qu'elle soit DEMOCRATIQUE (ce n'est pas le cas aujourd'hui) et qu'elle respecte les diversités culturelles de chaque région et chaque pays.

Nous voulons une Europe qui respecte les droits fondamentaux de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 ; une Europe ouverte sur le monde qui prend en compte les mouvements de populations générés par les guerres, dont elle est souvent co-responsable, et par les dérèglements climatiques ; une Europe qui respecte l'égalité femme/homme ; une Europe qui aide les populations en difficulté au lieu de les exploiter et de piller leur richesse pétrolière et minière. 

Enfin nous voulons une Europe pacifique et fraternelle.

Il faut travailler, dès maintenant, à cette révolution avant les élections qui doivent se tenir en juin 2019.


 Jean-Claude Vitran


vendredi 16 mars 2018

Une tactique macronienne : monter les citoyens les uns contre les autres !


En dehors de la stratégie du rouleau compresseur : une réforme par jour pour étourdir et asphyxier les contradicteurs, le gouvernement Macron pratique la technique de la division en montant les citoyens les uns contre les autres.

Par exemple, les retraités soit disant nantis qui doivent faire des efforts en vertu d'une solidarité intergénérationnelle. Cette opinion appelle deux commentaires : les retraités ne sont pas tous nantis, loin s'en faut, et ils n'ont pas attendus après E. Macron pour aider leurs enfants.

Et, les cheminots qui seraient des privilégiés bénéficiant de nombreux avantages. Rappelez-vous la pique du Président lors de sa « très longue » visite au salon de l'agriculture : "Je ne peux pas avoir d'un côté des agriculteurs qui n'ont pas de retraite, et de l'autre avoir un statut cheminot et ne pas le changer " rajoutant " Les agriculteurs n'ont pas de statut contrairement aux cheminots."

Les politiques sont des gens bizarres qui se contentent de toujours réformer vers le bas.

Si les cheminots ont des avantages, ce qu'il faut relativiser, pourquoi les leur enlever ?

Pour faire évoluer la société vers le meilleur, ne pourrait-on pas envisager de donner des " avantages " comparables aux agriculteurs.

Elever le niveau général, plutôt que de l'abaisser.

Faut-il rappeler aux gouvernants que le sens du mot « REFORME1 » est de tendre vers l'amélioration ?

Et, pourquoi ne demande t'on jamais aux milliardaires français, dont l'un est cinquième fortune mondiale, de participer à la solidarité nationale envers les citoyens les plus démunis, et ils sont nombreux ?

L'argent existe pour des réformes vers le haut, il suffit de le prendre dans les bonnes poches.

Jean-Claude VITRAN

1 Changement qu'on apporte afin d'obtenir de meilleurs résultats (amélioration). Larousse

dimanche 4 mars 2018

Pendant 364 jours, c'est la journée des hommes ?

Ca suffit !

Mesdames, ne vous laissez plus faire, car enfin c'est une belle hypocrisie cette journée des femmes et non pas de la femme comme on le lit un peu partout.

La journée des femmes est, comme celle des hommes, permanente de 365 jours par an.

Pourquoi en 1977 l'ONU a décidé de faire du 8 mars de chaque année la journée des droits des femmes alors que le 10 Décembre 1948 la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été ratifiée avec pour article premier :

« Les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droit ... »

Doit-on en déduire que les femmes ne sont pas des êtres humains ?

Que celui ou ceux qui seraient capables de l'affirmer et de définir pourquoi la femme serait inégale à l'homme aient le courage de l'écrire !


Jean-Claude VITRAN

jeudi 1 mars 2018

Chômage : de qui se moque t'on ?


Depuis de nombreux mois on nous rebat les oreilles que la croissance va revenir et qu'avec elle le chômage va sensiblement reculer.

Que nenni, ce n'est plus vrai !

Maintenant que la croissance est « modérément » revenue, on apprend qu'il ne faut pas s’enthousiasmer trop vite, que la croissance ne suffit pas, qu'il y a d'autres paramètres, tous plus nébuleux les uns que les autres.

Tenez vous bien ! selon l'UNEDIC : Le chômage en catégorie A devrait reculer de 76000 demandeurs inscrits en 2018 et de 126000 en 2019

Quelle fantastique victoire !

Les 3 375 000 demandeurs1 d'emplois restant sur le carreau sont confiants, car c'est mieux que si c'était pire.

Néanmoins, il reste encore 44 ans d'efforts et de belles victoires pour atteindre le plein emploi.

Compte tenu des progrès de la robotique, de l’informatique, de l'intelligence artificielle, etc ... le chômage ne fera que croitre et embellir, mais ça ! les imposteurs gouvernementaux ne vous le diront pas.

Jean-Claude VITRAN


1 il y avait 3 451 000 demandeurs au 31 décembre 2017

vendredi 16 février 2018

Le libéralisme d'E. Macron n'est pas compatible avec les droits fondamentaux et avec la devise de la République.


Dans moins de trois mois, Emmanuel Macron fêtera le premier anniversaire de son accession à la Présidence de la République.

Cette période, relativement courte, est cependant suffisante pour éclairer les Français sur les objectifs qu'il poursuit et pour décrypter la politique qu'il entend suivre.

On peut, je crois, affirmer sans beaucoup se tromper que l'Etat est dirigé de manière autocratique et que le chef de l'Etat déteste la contestation.

Quelques péripéties ont émaillé le début de son quinquennat et permettent d'affirmer cela :
- le conflit avec le général de Villiers, chef d’État major des armées,
- le discours de Bastia sur le statut corse où la diplomatie était absente,
- la prise de position toute personnelle sur un nouveau service national universel,
sont quelques exemples du caractère autoritaire de la gestion de l'Etat. On peut en trouver de nombreux autres.

Le mode de gouvernement, plutôt de gouvernance, est dans la rupture, alors, sûr de ses certitudes libérales, le Président fait semblant d'écouter, pour cela il multiplie les contacts, mais il n'entend pas, enfin, il ne ne veut pas entendre. Il organise une comédie astucieusement mise en scène. N'oublions pas qu'il est un spécialiste du théâtre.

Pratiquant le faux usage des mots, il ne veut voir qu'une seule tête ... espérons que Jupiter ne croisera pas son 2 décembre.

Venons en à la politique macronienne, ou plutôt l'application du dogme néo-libéral dont le président français est le porte drapeau européen.

Là aussi, sous prétexte de modernisation de la société française, l'art de l'artifice et le sens de la mise en scène font merveilles.

Affirmer que chacun individuellement peut devenir un individu d'exception - la rolex de Sarkozy - est du domaine de la tromperie, de la manipulation car chacun sait très bien qu'il y a qu'un élu, chanceux, ambitieux, bien né, voyou, voire malhonnête pour des millions - des milliards - de pauvres bougres aliénés et exploités. C'est du même niveau que de gagner au loto.

Dire que c'est grâce au travail, au génie, à l’opiniâtreté que l'on peut réussir à devenir riche et célèbre est du domaine de la fausse information, de l'intox, car, enfin, l'ascenseur social est en panne depuis la prise de pouvoir des financiers, il y a une quarantaine d'année, et chacun ne nait pas avec un QI qui lui permet d'accéder aux études supérieures.

Alors que fait le macronisme de tous les citoyens que l'élite auto proclamée désigne avec dédain par les formules les plus humiliantes les unes que les autres : les gens de peu, la France d’en bas, les p'tites gens, les veaux, les sans-dents, les invisibles, les gens qui ne sont rien ?

Dans ce florilège, celui qui ne réussit pas est considéré comme un inférieur que l'on peut exploiter par le travail et par le consumérisme.

Qualifier ainsi ses contemporains, c'est bafouer l'article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 : « Les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Pourtant, quand ils en ont besoin, les gouvernants se gargarisent de ce texte fondamental.

L'idée générale du néo-libéralisme macronien est de déréguler les marchés, de casser tous les acquis de la Libération et du Conseil National de la Résistance, de créer un univers où tout peut s'acheter, d'aliéner tous les biens communs pour les rendre profitables au dieu capitaliste, de réduire l'intervention de l'Etat à une peau de chagrin

Cette stratégie conduit à une société à plusieurs vitesses où un gouffre abyssal se creuse entre les classes sociales.
C'est une société d'égoïsme ou les mots solidarité et fraternité n'ont plus de sens, pire c'est une société qui s'attache à détruire toutes les solidarités.
C'est une société où le citoyen - le mot ne veut plus dire grand chose, d'ailleurs – n'a plus la garantie de la protection de l'Etat.

Ce système économique est à l'oeuvre depuis la fin des années 1970 et les gouvernements successifs aussi bien de droite que de gauche avaient bien fait quelques tentatives de déstabilisation du système en place, mais faute de volonté réelle et de culot, elles n'ont pas été suivies de succès.

Aujourd'hui, la différence, c'est que le macronisme, lui, IL OSE !

On commence à percevoir les conséquences de ses attitudes et de ses choix politiques dans les nombreux conflits qui s'ouvrent dans notre pays : prisons, EHPAD, justice, Hôpitaux, Agriculture, SNCF, etc ... et on peut, ainsi, mesurer l'incompatibilité manifeste du libéralisme macronien avec le respect des droits fondamentaux et de la devise de la République.

Jean-Claude VITRAN